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Repartir sur les bonnes bases
Rédigé par Nina Loren - Le 12/01/2022 - 0 Commentaire
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Journal page 2
 
    Je m’étais donné comme objectif en 2021 de tenir un journal d’auteur sur mon site internet, mais en réalité, après la sortie de ma première page en mai dernier, je n’ai pas ressenti le besoin ni l’envie de vous parler de ma vie d’auteure. Je n’avais pas envie d’écrire à quel point cette année était difficile, à quel point les échecs de la plupart des mes sorties me pesaient. Mais aujourd’hui, 2022 commence et je peux enfin faire le bilan de l’année passée sereinement et vous parler de l’avenir avec des étoiles dans les yeux (à défaut de test Covid dans le nez).
 
    Faisons d’abord un bilan de 2021 : elle a été rythmée par la sortie de ma série à quatre mains avec la très talentueuse Jeanne Pears. Le hic ? Notre série n’a pas trouvé le public escompté. Mis à part le troisième tome, Freaky Love, qui était mon tout premier MM publié, les autres ont fait chou blanc.
    En toute honnêteté, je n’ai pas compris, avec mes romans chez Addictives je ne fais pas d’étincelles, mais je vends un certain nombre d’exemplaires, et, même si au sein de ma maison ces chiffres ne paraissent pas extraordinaires, dans le monde général de la romance, ce n’est pas trop mal. Je m’attendais donc à ce que ce public qui me suit chez Addictives en fasse autant en autoédition. Mais ce que je n’avais pas prévu, c’est que mon public Addictives, en majorité, me suit parce qu’il y a marqué Addictives sur mon roman (pas pour mon nom d’auteur) donc en autoédition… puff… ce public disparaît.
    En toute bonne scientifique que je suis (si, si, je vous assure, j’ai fait des études de physique jusqu’au master recherche, que j’ai obtenu avec mention bien, et j’ai même enseigné la physique et les maths postbac quand j’étais encore prof… mais bon, je digresse), donc, je disais, en toute bonne scientifique que je suis, j’ai tenté de comprendre ce qui bloquait les lectrices, et figurez-vous que la majorité d’entre elles (enfin je devrais dire elles/eux, je dois bien avoir quelques mecs qui ont lu mon roman) ne font pas confiance à l’autoédition, et cela même si l’auteur a déjà montré son « talent » (tout est relatif, n’est-ce pas ?) en maison d’édition. Alors oui, on ne va pas se leurrer, dans certaines maisons d’édition, les éditeurs et correcteurs modifient et corrigent tellement certains manuscrits qu’en réalité il n’y a plus grand-chose du texte d’origine (si, si, je vous assure et on peut voir la différence quand un même auteur publie en AE) et les lecteurs peuvent se méfier.
    Pour ma part, je peux assurer à mes lectrices et lecteurs que la qualité de mes romans reste la même en maison d’édition ou en autoédition, parce que j’ai la chance d’avoir une éditrice qui ne m’impose pas de lourdes modifications sur mes textes et je les travaille autant sur mes projets AE… Enfin bref, malgré le soin apporté à notre série et les très bons retours que nous avons eus, le public n’a pas cru à nos histoires et avec Jeanne, nous avons terminé l’année sur les rotules (sans mauvais jeux de mots). L’année 2021 avait déjà très mal commencé puisque j’avais aussi loupé mon coup avec la sortie de mon dernier roman chez Addictives : Unwanted Love, qui a été une catastrophe (donc en fin de compte, même en ME ça ne marche pas toujours à chaque fois…) donc cumulé à mes autres échecs, je l’avoue, je n’ai pas passé une super année (mais franchement, qui peut dire « ah mais moi, 2021, c’était génial » ? Personnellement ou professionnellement, on en a tou(te)s bavé).
 
    L’échec est un passage obligé pour tout auteur qui se respecte, même les plus grands ont connus les galères et c’est comme ça qu’on forge son expérience et qu’on en sort grandi (étant donné que j’ai terminé l’année sur les genoux, j’ai perdu quelques centimètres en réalité, mais que voulez-vous…). Toutefois, en fin d’année, malgré ce nuage grisonnant et pluvieux que je me suis trimballé au-dessus de la tête comme dans les cartoons de mon enfance, j’ai réussi à écrire un nouveau roman et à ce que ma maison d’édition l’accepte quasiment sans réserve ! 
    En toute franchise, j’ai sauté de joie, parce que la partie n’était pas gagnée d’avance et que j’avais eu toutes les difficultés du monde à écrire. Parce qu’on ne s’en rend peut-être pas compte mais le moral influe grandement sur nos capacités à rédiger efficacement et à nous concentrer. Ce n'est pas toujours facile de s'accrocher.
 
    Mais tout ça, c’est du passé… enfin, j’ai envie d’y croire. J’ai intitulé cette nouvelle page « repartir sur de bonnes bases » parce qu’il est temps de se tourner vers l’avenir.
    2022 s’annonce donc sous de bons auspices, parce que je vais commencer l’année avec une nouvelle publication chez Addictives (le fameux roman que j’ai réussi à écrire à la fin 2021) et je prie de toutes mes forces que ce ne soit pas une redite d’Unwanted Love mais plutôt un accueil semblable à Breaking The Ice. J’ai tout fait pour, déjà parce qu’il s’agit de l’histoire de Thomas, l’un des personnages secondaires de Breaking The Ice justement, qui avait beaucoup plu aux lecteurs, et parce que j’ai prévu de mettre le paquet sur la promo. Ce sera tout de même la surprise le 5 février et je pense sincèrement que du succès de ce roman dépendra la suite de mes aventures d’auteure chez Addictives, car mon contrat avec eux se termine l’été prochain, et si le public de cette maison ne me suit pas, je ne suis pas certaine de vouloir renouveler mon contrat (ceci n’est pas un message subliminal… quoi que… dans le doute, réservez la date du 5 février !).
    2022 aura de belles éclaircies parce que j’ai aussi une autre sortie qui s’annonce pour mars, et quelle sortie ! La version brochée d’Impossible Desire ! Ce roman qui était sorti la première fois sous le titre Player Boy en septembre 2019 (oui, ça date) et qui avait fait un démarrage médiocre au point d’être relégué aux "échecs" par ma maison d’édition a réussi à remonter la pente : à force de courage et d’un relooking qui a eu son petit effet, j’ai réussi à sauver mon livre (oui, moi toute seule, avec l’aide de mes lectrices quand même qui ont été d'un secours immense... merci à elles d'ailleurs). Il faut savoir que chez Addictives, tous les romans sortent tout d'abord en numérique, et après, si (et seulement si) les ventes sont là, ils sont proposés en librairie, mais il arrive que le numérique ne fasse pas ses preuves (sur le court ou le long terme) et donc que le roman ne voit jamais le jour en librairie (ce qui va sûrement être le destin d’Unwanted Love s’il n’arrive pas à sortir la tête du sable).
    Impossible Desire va donc enfin sortir en librairie et pour moi c’est une magnifique victoire, vu le temps que j’ai passé à casser les pieds de toute la maison d’édition comme un gosse de quatre ans qui a envie de faire pipi en voiture. Je n'ai rien lâché et je dois concéder que c'est épuisant, mais mes efforts ont payé !
 
    Concernant mes projets d’écriture, j’en ai un certain nombre cette année et le premier qu’il faut que je termine, c’est ma fameuse série MM de romantic suspense, que j’ai commencé à écrire en 2020. Sur la première page de mon journal, je vous avais expliqué que j’avais envoyé le tome 1 à une maison d’édition (en mai dernier). Figurez-vous qu’en octobre, après 5 mois sans nouvelles de la ME, j’ai décidé de les contacter et là, horreur, ils n’avaient jamais eu mon manuscrit ! Après cris et larmes, j’ai compris que leur site internet, sur lequel j’avais envoyé mon roman, avait planté (malgré le petit message de confirmation que j’avais reçu) et n’avait jamais transmis mon texte. Résultats des courses en octobre dernier, la fameuse maison (dont je ne dirai pas le nom pour ne pas me porter la poisse) a gentiment accepté que je leur renvoie mon manuscrit (mais j’ai attendu 5 mois pour rien, en somme). Problème : en mai 2021, quand j’ai envoyé mon tome, les soumissions étaient ouvertes et en octobre, elles étaient fermées pour le genre de mon manuscrit. Mon texte a quand même passé la première étape de sélection mais on m’a prévenu qu’on pouvait me refuser mon roman s’ils n’avaient plus de place dans leur planning, ce qui serait un gâchis énorme pour moi, car aujourd’hui, plus de huit mois après mon premier envoi, je suis toujours en attente d’une réponse.
    Quoi qu’il en soit, je m’attelle à écrire la suite avec passion, car même si j’essuie un refus de cette ME, je sortirai cette histoire (même si franchement cette ME c'est mon rêve, le vrai de vrai comme quand Jasmine chante dans Aladdin... sauf qu'il n'est pas bleu le mien).
    Il y a bien une règle que je me suis imposée quand j’ai commencé à écrire, c’est de ne jamais laisser tomber mes projets, et même si les lecteurs n’aiment pas mes histoires ou si les ME n’en veulent pas, ça ne m’empêchera jamais de les écrire et tenter de les publier.
 
    Voilà, je vous ai parlé des choses les plus importantes. On se retrouve bientôt pour la suite de mes aventures et j’espère que j’aurai de bonnes nouvelles à vous annoncer !
 
Nina
 

En cadeau un petit extrait du tome 1 de ma série MM : 
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Nina Loren - 12 01 2022
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